La femme au foyer : correction des concepts

Traduit par La servante d’Allah

De nombreuses plateformes et chaînes célèbrent les femmes employées, décrivant leur vie comme des modèles d’excellence et de réussite, recevant les éloges des « défenseurs des droits des femmes ». Cependant, si quelqu’un défend les femmes qui se consacrent à leur foyer, en mettant l’accent sur leurs vertus, leurs mérites et leurs réalisations, ces « partisans des droits des femmes » critiquent, s’opposent et lancent des attaques ! Parlez-moi des droits après cela ?!

La femme la plus opprimée du monde est celle qui a choisit de rester à la maison, se consacrer à élever ses enfants et à entretenir son foyer. Elle est la plus soumise à la calomnie, au dénigrement, à la dépréciation et à la marginalisation ! Elle est la plus méprisée, même si elle est la femme la plus importante et la plus dévouée au service de sa communauté ! L’injustice contre cette femme est une injustice envers elle, son mari et ses enfants. C’est une injustice aggravée !
Une femme ne peut pas concilier deux projets contradictoires : l’un qui l’oblige à sortir tout le temps et un projet qui lui demande d’être tout le temps avec ses enfants ! La plupart des modèles de femmes qui travaillent ont des enfants avec des faiblesses idéologiques, éducatives et morales évidentes ! Les modèles de négligences appartiennent en réalité à toutes les femmes qui ont choisi de travailler et de gagner de l’argent plutôt que de se préoccuper par l’éducation de générations.

L’une des raisons les plus importantes de divorce à notre époque est lorsqu’une femme entre dans une relation conjugale avec la mentalité et la conviction que son travail est plus important que son mari et ses enfants. Elle croit que sa réussite et son excellence sont définies par le type d’emploi qu’elle obtient. Ainsi, elle donne naissance à des enfants sans se rendre compte de leur valeur et de l’ampleur de sa responsabilité. Elle confie donc leur éducation au « hasard », recevant quelques soins de sa part pendant son temps libre.
Les médias et les programmes occidentaux ciblant les femmes ont réussi à ancrer le concept de réussite dans le cadre de « l’emploi et du travail hors du foyer ».
Désormais, dans les commentaires de nos femmes, mentionner une femme dédiée à son foyer est automatiquement considérée comme un signal d’échec et d’incapacité, même si elle est à l’origine diplômée de l’université et qu’elle a pris cette décision elle-même. Nous sommes confrontés à une distorsion des concepts !

Si une femme sans instruction parle des avantages de rester à la maison, elle est accusée d’être arriérée et ignorante. Si une femme instruite qui travaille parle des inconvénients de rester à la maison, elle est félicitée pour son intelligence et sa conscience.

Si une femme instruite et employée parle des inconvénients de rester à la maison, on la félicite et on applaudit sa sagesse et son intelligence.

Si une femme instruite ayant choisi de rester à la maison faisait l’éloge de cette décision, elle est attaquée et diabolisée ! Donc la question en réalité c’est : « Ce qu’ils veulent, pas ce que vous voulez ! »

Puisse Allah faire miséricorde aux femmes de l’époque des prédécesseurs (as-salaf), dont la réputation s’est répandue grâce à leur charité abondante, leur bon caractère et leur dévotion religieuse. Leurs noms sont restés dans les mémoires dans les cercles du savoir et du jihad en raison de leurs enfants bien élevés. Aujourd’hui, la valeur d’une femme se mesure à son salaire, à l’entreprise pour laquelle elle travaille et aux avantages sociaux qu’elle gagne, même si ses enfants ne prient pas et ne connaissent pas leur religion !

Tenter de lier l’éducation et la connaissance uniquement à l’emploi est le plus grand piège dans lequel tombent les femmes musulmanes. La connaissance est accessible et n’implique pas nécessairement la nécessité d’un emploi. Restreindre la connaissance à l’emploi est le plus grand mensonge utilisé par ceux qui prônent l’emploi.
Allah sait que beaucoup d’entre elles, malgré leurs diplômes, manquent de connaissances substantielles. La connaissance n’est pas seulement un travail ; c’est la perspicacité, la compréhension et une mère consciente qui est fondamentalement instruite et comprend les priorités.

Ta priorité, ô femme musulmane, ce sont tes enfants ! Un enfant pieux qui priera pour toi après ta mort !
﴾Et ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Allah; [Allah] leur a fait alors oublier leur propres personnes ; ceux-là sont les pervers.﴿
Sens du Coran (59 : 19)

Allah Tout-Puissant a dit : ﴾ Ces gens-là aiment [la vie] éphémère (la vie sur terre) et laissent derrière eux un jour bien lourd [le jour du Jugement].﴿ Sens du Coran (76 : 27)

Ibn Kathir a commenté ce verset en disant : « Un reproche clair aux mécréants et à ceux qui leur ressemblent dans leur amour pour la vie d’ici-bas, leur inclination pour celle-ci et leur dévouement à celle-ci, tout en négligeant l’au-delà derrière leur dos. (Ces gens-là aiment [la vie] éphémère (la vie sur terre) et laissent derrière eux un jour bien lourd) c’est-à-dire le Jour du Jugement.


Des femmes lésées

Il existe un pourcentage élevé de femmes obsédées par le travail, rivalisant avec les hommes aux dépens d’elles-mêmes et de leur famille. Cependant, un autre pourcentage important comprend les hommes et les familles qui poussent leurs filles à travailler et à sortir, exigeant leur participation aux dépenses du ménage. Ces femmes rêvent de rester à la maison et d’avoir un mari pieux (rejettant tout autre). Une minorité seulement parlent au sujet de ces dernières. Je reçois des plaintes de sœurs en grande détresse !
Ensuite, nous voyons des appels, comme « n’épousez pas une femme qui travaille », lancés et généralisés avec injustice. C’est qu’il y a effectivement des femmes contraintes de travailler, désireuses de trouver un mari qui les tirera de ce marécage ignorant, et non un mari qui les y noyera. Ceux qui font la promotion de ces appels ajoutent l’insulte à l’injure. Par conséquent, je mets fortement en garde contre les généralisations, il faut être juste et faire la distinction entre celles qui sont forcées et celles qui sont têtues. Il y a une grande différence entre les deux.

Traiter le problème de la femme en la séparant de sa famille et de la réalité de l’homme dans sa vie de père et de mari est un traitement déficient qui n’est pas approprié pour ceux qui veulent une réforme. Cette femme est dans la maison d’un homme et si elle se marie, elle entre dans la maison d’un autre homme. La responsabilité ne doit pas être retirée à ces hommes, et les femmes, qui sont fondamentalement sous l’autorité des hommes, ne doivent pas porter toute la responsabilité, tout en gardant le silence sur les carences des pères et des maris.

Il y a des femmes agrippées à des charbons ardents, littéralement, dans la maison d’un homme immoral qui trafique sa fille. Dans une famille qui se moque de sa droiture, la condamne et fait de sa vie un enfer, tout cela dans le but de la transformer en un compte bancaire qui réalise leurs rêves. Avec douleur et tourment, elle est tenue responsable des bouchées qu’ils lui ont fournies pendant son enfance ! Vers qui peut se tourner cette fille ! Entre l’enfer d’une famille vivant dans l’ignorance et des prédicateurs qui lancent et généralisent sans pitié ?
Nous devons admettre que toutes les familles ont été affligées par “l’ignorance de l’époque”, et la transformation des femmes en ce que nous voyons aujourd’hui de déviation et de perte n’est pas uniquement l’œuvre des femmes mais le résultat de la contribution de toute une famille à sa ruine. Malgré cela, nous avons des modèles exemplaires de femmes qui restent fidèles même au sein de familles indisciplinées. Qui d’autre peut les soutenir si ce n’est la miséricorde et la compassion des croyants ?


Catégoriser comme corrompue toute femme contrainte à travailler est une injustice et est inapproprié dans des sociétés où l’on sait bien qu’elle souffre d’une profonde déviation causée par son détachement du grand système islamique. Ce système doit être pleinement rétabli pour que la justice et la sécurité prévalent. Quant à imputer toute la responsabilité à la femme – qui est bien des fois victime – est une tentative d’échapper à la responsabilité et une autre forme d’injustice.
La question de la droiture d’une femme est d’abord liée à sa foi, sa religion et sa morale. Celle qui cherche donc à rester à la maison devrait être aidée, et non lui déclarer la guerre, la rejeter et l’attaquer comme si elle était corrompue. Allah sait qu’il y a des sœurs musulmanes qui souffrent de pères et de maris qui ne prient pas, et pourtant nous n’entendons aucune voix s’adressant à eux ! D’un autre côté, combien de femmes ont été réformées par des hommes !

Pourquoi certaines personnes ont-elles honte d’admettre qu’il existe effectivement des familles où le père ne prie pas et où le mari ne se prosterne pas devant Allah ? Pourquoi les femmes élevées dans de tels foyers, qui sont restées droites, font-elles encore l’objet d’accusations et de déclarations de guerre ? La parole du Prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui – est claire : « Choisis celle qui est pieuse. ». Quiconque impose des conditions non stipulées par l’Islam exprime une opinion personnelle ; qu’Allah soulage la détresse de toute croyante chaste.

Combien d’étudiantes universitaires ont choisi de rester chez elles et d’arrêter leurs études ? Quelle a été la réponse de la famille ? Leur déclarer la guerre, leur rendre la vie difficile, les forcer à étudier. Les exemples sont très douloureux car ces dernières souffrent de la part des personnes les plus proches. Pourtant, lorsqu’elles sortent, elles se retrouvent face à des gens qui les accusent de se mélanger librement (aux hommes) et les qualifies de corrompues. Contemplez ce fait : elles sont entre le marteau et l’enclume !
La justice est grandiose.

المرأة القارة في البيت: تصحيح مفاهيم

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